Par Nicole James

Avec 25 pays inscrits et plus de 43 nationalités représentées, l’année dernière encore les adolescents de TeenStreet (TS) nous sont venus de tous les horizons. Si certains groupes de jeunes font de TS un événement annuel et ramènent des teens par dizaines, d’autres responsables réunissent des adolescents venant de nombreuses églises différentes. Pour certains ados, TS est le seul endroit où ils ont l’occasion de rencontrer d’autres chrétiens de leur âge.

France

Maïa, 17 ans, et Iona, 15 ans, se sont rencontrées à TS. Iona nous raconte : « je n’ai pas d’amis chrétiens à l’école et je n’ai qu’un ami chrétien à l’église ». Bien sûr, elle a des amis à TS, mais ils vivent loin de chez elle. De son côté, Maïa a un groupe de jeunes d’environ 15 membres, mais elle n’a que deux amis chrétiens au lycée.

Elle dit que TS lui permet «  de se sentir renaître et de faire le plein d’énergie pour l’année. »

Iona confirme que TS « lui donne un coup de pouce pour continuer l’année. Peu importe d’où viennent les gens ou le fait qu’on ne les connaisse pas : on a l’impression d’être une grande famille. »

Turquie

Cette année, 7 ados turcs ayant entre 15 et 17 ans ont assisté à TS, la plupart d’entre eux ont très peu, voire pas du tout d’amis chrétiens à l’école.

Isa, 16 ans, et Ali, 17 ans, sont cousins. Ils ont fait quelques recherches en ligne avant de s’inscrire. « J’ai vu des photos de foules qui louaient Dieu depuis les gradins (Main hall). C’est une des raisons pour lesquelles j’ai pensé que TS pourrait être une bénédiction et que j’ai eu envie de venir. »

Lorsqu’on demande à ces jeunes ce que leur inspire le fait de louer l’Éternel aux côtés de 4 000 autres jeunes, leurs réponses contiennent toutes un thème commun : la liberté.

Samuel, 17 ans, dit qu’il se sent libre de louer Dieu en levant les mains, en effet son église en Turquie ne voit pas d’un bon œil ce type de comportement.

Yoel, 16 ans, affirme que : « voir de nombreux jeunes de mon âge partager ma foi me donne du courage. »

Les ados turcs vivent dans un pays majoritairement musulman, ils font donc face à de nombreux défis allant de la simple méfiance de leurs pairs à du véritable harcèlement. Egemen, 15 ans, nous dit que « les gens ont du mal à comprendre que l’on puisse être à la fois turc et chrétien ».

D’après Matthias, 15 ans, « il est parfois très difficile de garder confiance en Dieu. Mais je me rends compte une fois de plus que Jésus est toujours là pour nous et avec nous. Il nous aime… Dieu est notre roc inébranlable. Nous pouvons tout faire par l’Éternel, et Il nous protège ».

Danemark

Emilie, 13 ans, Hanna, 14 ans, Catherine, 13 ans et Miriam, 14 ans, viennent du Danemark. Aucune d’entre elles n’a d’amis chrétiens à l’école (à l’exception de Miriam et Hanna qui sont dans le même établissement, mais pas dans la même classe).

Le Danemark est un pays dit « chrétien », mais Emilie nous explique que « les gens se disent tolérants, mais [quand on est chrétien] on ne se sent pas accepté ».

Maja, 15 ans, ajoute qu’ « il y a peu de jeunes chrétiens et on a l’air bizarre quand on parle de Jésus ».

Hanna, quant à elle, affirme qu’être à TS « réveille la foi. Il est difficile d’être chrétien dans une école publique, les gens ont des comportements qui nous éloignent de Jésus ».

« À l’école, on se sent loin de Dieu, alors qu’à TS on rencontre Dieu » fait remarquer Catherine.

Etats-Unis

Joseph, 16 ans, Joanna, 15 ans, Joshua, 16 ans et Michael, 14 ans, (des Américains d’origine coréenne) affirment avoir peu d’amis chrétiens à l’école. De plus, d’après Michael, ceux qui se disent chrétiens ne se comportent pas toujours comme tel.

Joanna dit que : « ces derniers temps, aux États-Unis, de nombreux comportements généralisés vont à l’encontre de notre foi chrétienne. C’est difficile d’être la seule personne à s’opposer ».

« Parler de sa foi est compliqué » ajoute Joshua.

À l’école, Michael a du mal à se faire accepter de ses camarades non-chrétiens, mais « TS m’a donné la confiance nécessaire pour parler de ma foi ». Le thème de l’année dernière, inébranlable, l’a tout particulièrement touché. « Je suis toujours stressé à l’idée de partager la bonne nouvelle, mais maintenant, je suis moins inquiet et plus ouvert ».